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Maintenant je peux l'affirmer. Le bon vieux temps me manque, c'est-à-dire mon année de terminale. Oui, elle est déjà loin cette époque où je rigolais en permanence à m'en plier en quatre à chaque occasion qui se présentait, où je ne cessais de bavarder en cours, où je me moquais de tout le monde en me concentrant sur de petits détails anodins, où l'on se fumé des joints le jeudi après-midi avant d'affronter quatre heures d'économie rébarbatives, où je séchais le sport avec des motifs toujours aussi débiles les uns que les autres et j'en passe. Bref, elle est déjà loin cette époque où j'étais moi-même dans un cadre scolaire. Actuellement, je suis à des années lumières de tout cela. Certes, la prépa est en elle-même plus qu'intéressante et enrichissante mais, car il y a un mais, sur le plan humain, c'est une catastrophe. Effectivement j'ai plus l'impression d'avoir des collègues de travail que des camarades. Tout tourne exclusivement autour de Sciences-Po ou des cours. Ces personnes, bien que très gentilles, sont les prototypes parfaits que peut espérer produire une société. En tant qu'être humain normalement constitué, je sature et j'en arrive à m'imaginer sombrer dans la folie ! J'vous tiens au courant de
l'avancée de mon état psychique ! Premier bilan au goût amer.
[ Photographie de Peter Kayafas ]*
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